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Mobilisation du 29

Même si on dit que les pratiques que nous soutenons sont "confidentielles", l'association Vidéochroniques appelle quand même son public, ses partenaires, les artistes et tous celles et ceux avec lesquels l'association collabore à se joindre au

Rassemblement à Marseille
dans le cadre de la journée de mobilisation nationale
contre le désengagement de l'État dans la culture

le vendredi 29 février 2008 à 15h
devant la Préfecture de Région

Lancé par l'UFISC et plusieurs organisations professionnelles, syndicats, fédérations et collectifs de la région PACA, cet appel au rassemblement est motivé par les revendications suivantes :

• arrêt immédiat des baisses annoncées par l'État
• mise en place de concertations en région prenant en compte l'ensemble des acteurs culturels
• l'organisation de négociations sur le protocole réformant l'assurance chômage des artistes et des techniciens intermittents

Il s'adresse aux publics, compagnies, lieux, associations, artistes, techniciens, amateurs et pro., bénévoles, élus, salariés, médias et à tous ceux qui pensent que la culture de proximité et la diversité artistique ne doivent pas disparaître.

Parrallèlement au rassemblement, une délégation représentant l'ensemble des organisations professionnelles présentes devrait être reçue par Monsieur le Préfet.

Lire ou télécharger le communiqué en pdf

Pour obtenir plus d'informations sur la mobilisation en région PACA :
http://www.culturepaca.lautre.net


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Communiqué du CACC Marseille-Aix

Disponible ci-après, le communiqué de presse daté du 26 février émanant du CACC Marseille-Aix (Collectif Action Culturelle Cinématographique) auquel nous sommes (fièrement) associés. Il présente un compte rendu de la table ronde qui s'est tenue à Marseille le 22 février, dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale. Il appelle au rassemblement qui se tiendra le 29 février prochain, devant la Préfecture de Région.


Lire ou télécharger le communiqué en pdf


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Mobilisation du 22 (compte rendu)

Compte rendu en sons et en images de la journée de mobilisation du 22 février.

"Coupe sombre" sur Radio Grenouille

Pour faire le point sur les conséquences de la réduction des crédits alloués par le Ministère de la Culture (elle affecte plus particulièrement les lignes de financement désignées sous les intitulés "création" et "transmissions des savoirs et démocratisation de la culture"), plusieurs représentants d'associations et/ou d'organisations professionnelles étaient invités par Radio Grenouille (88.8) à s'exprimer sur le sujet. Ce plateau, réuni par le journaliste Xavier Thomas à l'occasion de la journée nationale d'action initiée par des structures du secteur cinéma-audiovisuel était composé de : Vincent Bonnet (La Compagnie, collectif d’artistes, arts visuels), Sébastien Cornu (La Gare du Coustellet, musiques actuelles, représentant du syndicat UFISC), Edouard Monnet (Vidéochroniques, création vidéo), Michèle Philibert (festival Reflets, cinéma), Serge Pizzo (vice président de Léo Lagrange PACA), Emmanuel Vergès (ECM Friche la Belle de Mai, multimédia).

Rappelons que les mesures envisagées par l'État dans le domaine de la culture auront des conséquences sur des disciplines et des actions extrêmement diverses. La ligne "création" concerne les arts plastiques, la musique, la danse, le théâtre, les arts de la rue, le cirque, le cinéma, l'audiovisuel, le multimédia, le livre. la ligne "transmission des savoirs et démocratisation de la culture" fait référence aux actions artistiques en milieu hospitalier, en direction des handicapés, de la population carcérale, concernant l’éducation culturelle et artistique et les actions menées dans le cadre de la politique de la ville.

Enregistrée à partir de 11h, l'émission à été retransmise sur les ondes de la Grenouille (également touchée par ces "coupes sombres") à 13h30. Pour l'écouter, utilisez le lecteur ci-dessous. Vous pouvez aussi la télécharger ici (mp3 - 48,1 Mo - 52'36).



Soirée de mobilisation pour la défense de la diversité culturelle
Rendez-vous des Quais/CRDP

Cette soirée, dont la date avait été choisie symboliquement le jour de la remise des César, se voulait être une expression locale de la journée nationale de mobilisation mise en œuvre à l'initiative du secteur cinéma-audiovisuel. Organisée par un collectif de structures implantées à Marseille et dans la région PACA, œuvrant dans le domaine de l'action culturelle cinématographique et audiovisuelle, elle avait pour objet de dresser un état des lieux de la situation, d'informer le public et d'échanger avec lui sur le sujet. Devant une salle comble, cette soirée à débuté à 18h par la projection de quelques courts-métrages et s'est prolongée par une table ronde suivie d'un débat avec le public. Réunis autour de Vincent Thabourey (Cinémas du Sud), les participants à cette table ronde étaient : Jean-Pierre Daniel (Alhambra Cinémarseille, Les Enfants de Cinéma), Yves Grenier (UFISC), Alexa Gutowski (Pierre Grise Distribution, GNCR), Fabienne Hanclot (ACID), Mathieu Labrouche (Cinéma les Lumières), Michèle Philibert (festival Reflets).

Pour visionner l'intégralité de ce débat (merci d'excuser la piètre qualité des images), utilisez le lecteur ci-dessous.



Happening au cinéma Les Variétés

À l'issue de la table ronde qui s'est tenue au CRDP, Jean-Pierre Daniel, Michèle Philibert et une petite délégation se sont rendus aux alentours de 20h30 au cinéma Les Variétés afin de faire part des menaces qui pèsent sur le secteur culturel au public venu assister à la projection en avant-première du dernier film d'Olivier Assayas, L'heure d'été. Sous l'œil bienveillant du réalisateur et des responsables du cinéma.


Cerise sur le gâteau aux César
Jeanne Moreau met les pieds dans le plat


Les questions soulevées par la mobilisation du 22 février ont été relayées le soir même par Jeanne Moreau au cours de la cérémonie de remise des César, qui a exprimé son inquiétude à l'égard "de mesures gouvernementales qui risquent d'affaiblir" le cinéma français. L'actrice s'est inquiétée des "subventions qui diminuent de plus en plus pour des festivals, pour des cinémas indépendants, des cinémas de proximité dont certains sont attaqués par des groupes puissants comme provoquant une concurrence déloyale".

Pour visionner son intervention, utilisez le lecteur ci-dessous.



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Soirée de mobilisation

En regard du désengagement annoncé de l'État dans le domaine de la culture, l'association Vidéochroniques s'est associée au Collectif Action Culturelle Cinématographiques Marseille-Aix qui organise une

Soirée de mobilisation
pour la défense de la diversité culturelle
projections, table ronde...

vendredi 22 février 2008 à partir de 18h
Rendez-vous des Quais/CRDP
31 boulevard d'Athènes, 13001 Marseille

Les membres de ce collectif sont :
360° et même plus, AARSE, Aflam, Alhambra Cinémarseille, Carnets de Ville, Cinéma les Lumières, Cinémas du Sud, Compagnie des Embruns, Extra Culture, Film Flamme, Fotokino, Les Instants Vidéo, Lieux Fictifs, Peuple et Culture Marseille, Polly Magoo, Festival Reflets (MPPM), P'Silo, Rencontres Cinématographiques d'Aix-en-Provence, Rendez-vous des Quais, Tilt, Vidéochroniques.


Lire ou télécharger le flyer en pdf
L'impression et la distribution de ce document sont chaleureusement recommandées.

Lire ou télécharger le communiqué en pdf

Pour plus d'informations ou pour exprimer votre soutien aux actions mises en œuvre, voici quelques adresses incontournables :
Collectif National de l'Action Culturelle et Cinématographique
22 février 2008, Appel à la mobilisation
Heure Exquise! en colère
Fédération Nationale des Acteurs "Culture Multimédia"
Union Fédérale d'Intervention des Structures Culturelles
Mobilisation des acteurs culturels en PACA

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Coupe sombre, émission spéciale



Emission spéciale "Coupe sombre"

vendredi 22 février 2008 à 13h30
Radio Grenouille 88.8 FM

Suite aux annonces de coupes sombres dans les budgets alloués par le ministère de la culture via la DRAC, Radio Grenouille (Marseille) reçoit quelques représentants des secteurs les plus touchés par ces mesures de restriction, à l'occasion d'une journée nationale d'action des professionnels de la culture. L'émission, retransmise le 22 février à partir de 13h30, préfigure d'une certaine manière la soirée de mobilisation prévue le soir même au Rendez-vous des Quais/CRDP, à partir de 18h.

L'association Vidéochroniques y sera représentée.

Cliquez ici pour écouter Radio Grenouille via Internet.

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Rassemblement #1
Notre cas

Midnight Movies : Art & culture trash


Dans le cadre des soirées "rdv/rdc" initiées sur place par l'artiste Frédéric Vaësen, Edouard Monnet est invité à l'Ecole Supérieure d'Art de Cambrai pour y présenter les activités de Vidéochroniques ainsi qu'une sélection d'œuvres filmées regroupées sous l'intitulé Midnight Movies : Art & culture trash.

Midnight Movies : Art & culture trash

Mardi 12 février 2008 à 18h
Ecole Supérieure d'Art , 7 rue du Paon, 59400 Cambrai


En s'appuyant sur des extraits de films et de vidéos exemplaires, cette intervention a pour objet de montrer que des travaux qualifiés de provocants, iconoclastes, choquants ou agressifs servent bien souvent des motivations extrêmement constructives. Au delà du reflet significatif mais peu flatteur d'elle-même qu'elles adressent à la société, elles constituent essentiellement des gestes d'émancipation et de libération qui s'opposent au courant dominant et qui relaient, sur le terrain esthétique, bon nombre de débats philosophiques et de combats politiques : féminisme, lutte contre l'exclusion, contre les discriminations raciales, émancipation homosexuelle etc.

Le terme "midnight movies" désigne des films diffusés lors de séances tardives par certains cinémas, en raison de leurs contenus polémiques et/ou de leur potentiel limité en matière d'audience.

Réservée aux étudiants de l'école, cette présentation réalisée essentiellement à partir d'éléments accessibles via Internet ou issus du fonds documentaire de l'association fait appel aux œuvres de Luis Buñuel & Salvador Dali, Steven Cohen, Eric Duyckaerts, Richard Kern, Christian Marclay, Paul McCarthy, Carole Monterrain, Paul Morrissey, Yoko Ono, Ulrike Rosenbach et Samuel Rousseau.




Contenu du programme :

Luis Buñuel & Salvador Dali : Un chien andalou
1929, France, 16'
Ce petit chef-d'œuvre d'un quart d'heure, est à ce jour un des manifestes les plus virulents jamais réalisés en faveur de la liberté artistique. Il conserve intacte une bonne part de charge subversive originelle. On a beau avoir déjà vu et revu le film, le globe oculaire fendu par le cinéaste lui-même, avec une lame de rasoir, reste une des images cinématographiques les plus difficiles à soutenir. Venu le défendre lors d'une projection publique en 1934, Buñuel avait rétorqué à ses détracteurs que son film n'était rien de moins qu'une invitation au crime et au viol.

Paul Morrissey : Like Sleep
1964, États-Unis, 11'34
Une jeune femme noire pique à l’héroïne son partenaire dans une petite pièce. Puis les rôles s’inversent. Tous deux sont filmés en gros plans avec quelques brefs mouvements de recadrages latéraux. Tonalité trop objective pour qu’il s’agisse d’un film médical détaillant les effets d’une injection d’héroïne (?). C’en est un détournement dont la force provient de la nature nue et purement cinématographique : on montre ce qu’on ne voit pas d’habitude, ce qui est risqué voire mortel. Les deux acteurs sont bien entendu dans une situation dangereuse et illégale. La police, si elle saisit le film, peut les reconnaître, les inculper, etc… tout cela est non-dit mais prégnant.

Yoko Ono : Four
1967, États-Unis, 15'
Il existe deux versions de ce film. Celle qui est présentée dans ce programme est sans doute la première, celle tournée à New-York, puisque l’inventaire des interprètes contient la gent artistique de la ville. Apparaissent les fesses de Philip Corner, Anthony Cox, Yoko Ono, Kyoko Ono (sa fille), Jeff Perkins… Connu aussi sous le nom de Bottoms, Four est selon son auteur, un film engagé pour la paix. Il se déroule en un interminable inventaire de derrières filmées en gros plan. Le projet initial était de filmer 365 paires de fesses dans l’esprit d’un calendrier. Bien qu’il puisse apparaître au premier abord comme une imposture ou une provocation nourrie par l’utopie des années 60, Four se révèle être l’aboutissement d’une approche conceptuelle...

Ulrike Rosenbach : Sorry Mister
1974, Allemagne, 10'
Dans Sorry Mister, on ne voit que des cuisses filmées de trois-quarts. Au son du morceau I'm Sorry de Brenda Lee, Ulrike Rosenbach (artiste connue pour son engagement féministe) bat inlassablement le rythme avec la paume de la main sur sa cuisse droite, jusqu'à ce que l'on aperçoive un hématome. La violence que l'artiste s'inflige colle parfaitement à l'idée de culpabilité féminine exprimée dans la chanson.

Richard Kern : My Nightmare
1993, États-Unis, 5'50
Ce film décrit les fantasmes d'un photographe – joué par Richard Kern lui-même – qui s'imagine avoir des rapports sexuels avec son modèle. Le sentiment initial qui pourrait nous conduire à qualifier ce travail de « simplement pornographique » est contredit par l'atmosphère délirante et sadique qui s'instaure progressivement, de même que par son aspect formel, à la fois expérimental et très stylisé.
Ce film peut être consulté sur le site UbuWeb, et plus exactement ici.

Samuel Rousseau : Super jet
1996, France, 1'24
Tragique plongeon d’un magnétophone depuis un toit. Un cri éphémère subsiste le temps de la chute, celui que l’artiste a enregistré quelques secondes auparavant.

Steven Cohen : Crawling, Flying, Voting
1997, Afrique du Sud, 37'45
Cohen pousse son corps jusqu’à ses limites. Comme il le dit lui-même au sujet de ses œuvres, il s’agit de constriction, d’incapacité, d’échec (partiel). Depuis ses premières œuvres dérivées du drag, il porte des talons de plus en plus hauts, qui rendent la marche de plus en plus difficile. En 1999, avec Crawling… Flying les talons ont atteints la taille des cornes de l’oryx, d’un mètre de long, empêchant totalement la marche. Cohen est contraint désormais de ramper et va ainsi se donner en spectacle dans les lieux publics, comme devant les bureaux de vote […] commentaire facétieux de ces queues interminables et de la longue et lente marche de l’Afrique du Sud qui rampe au ralenti vers la démocratie.

Eric Duyckaerts : Kant
2000, Belgique, 5'30
Dans cette vidéo, l’artiste se met dans la peau d’un rappeur qui règle ses comptes par chanson interposée à la manière du "clash", duel verbal qui oppose deux rappeurs, sauf qu’il s’adresse au philosophe Emmanuel Kant. Dans le "clash" il n'y pas d'interdit, et les paroles prennent souvent la forme d’insultes d’une grande vulgarité. Eric Duyckaerts recontextualise ainsi le débat philosophique.
Cette vidéo peut être consultée sous la forme d'extraits sur le site de l'association Documents d'artistes (Partie 1 / Partie 2).

Christian Marclay : Guitar Drag
2000, États-Unis, 14'
La guitare électrique est le principal protagoniste de Guitar Drag. Attachée par une corde à un pick-up, elle emmet un bruit assourdissant diffusé par un puissant ampli, alors que l'engin roule dans le désert texan. L’instrument hurle, oppresse. La puissance d'évocation de cette œuvre est étonnante : on pense au rituel des guitares fracassées dans les concerts rock, à la destruction d'instruments chère au mouvement Fluxus, à un road movie ou un western, aux cowboys et au rodéo... Mais sa référence essentielle est ailleurs : nourrie de la rudesse du blues, elle s'inspire du lynchage d’un afro-américain (James Byrd Jr.) traîné à mort par un camion dans un Texas en proie au racisme.
Cette vidéo peut être consultée via le lecteur ci-dessous (source : Google Video).


Carole Monterrain : À vos marques (Nike)
2002, France, 2'30
La série que constitue les trois vidéos-performances En fonctionnement (2001), Les tableau(x) (2001) et À vos marques (2002) correspond, pour l'artiste, à la remise en cause de sa place, de son rôle et de son statut, de même qu'elle alimente une critique acerbe des dérives de notre société : mécanisation et marchandisation à outrance, exploitation de la nudité féminine, toute puissance des marques et des logos...

Paul McCarthy : WGG Test
2003, États-Unis, 5'20
Comme son titre l’indique, il s’agit d’une vidéo-test, à l’attention du spectateur. McCarthy le positionne face à une dichotomie de réaction : la répulsion ou la fascination. Adoptant le style du film amateur, il mêle les codes du film gore pour teenagers à ceux d’un cinéma plus underground (tel que le porno ou le snuff movie) pour interroger l’exposition de la violence dont ces films sont les supports.


Le film de Yoko Ono est distribué par Light Cone (Paris) au sein d'une anthologie des films Fluxus. La vidéo d'Ulrike Rosenbach est distribuée par Montevideo (Amsterdam). La vidéo de Steven Cohen est distribuée par Heure Exquise! (Lille). La vidéo de Paul McCarthy est distribuée par Electronic Arts Intermix (New York).

Les œuvres de Steven Cohen, Eric Duyckaerts, Paul McCarthy, Carole Monterrain, Paul Morrissey, Yoko Ono et Samuel Rousseau qui constituent cette programmation sont disponibles au sein du centre de documentation de Vidéochroniques. Elles peuvent être visionnées dans nos locaux, sur rendez-vous.

Le lecteur ci-dessous (source : YouTube) donne un aperçu de certains films présentés au cours de cette intervention (Luis Buñuel & Salvador Dali, Paul McCarthy, Yoko Ono).


Par Vidéochroniques, le mardi 5 février 2008

Les Residents et la "Freack Scene"


L'association Vidéochroniques est invitée à concevoir et présenter plusieurs séances dans le cadre des Journées Cinématographiques Dionysiennes, organisées par le cinéma l'Écran, dont la huitième édition intitulée Combat Rock se déroule à Saint-Denis (93) du 6 au 12 février 2008.

Les Residents et la "Freack Scene"

Lundi 11 février 2008 à 18h45
Cinéma l'Écran, place du Caquet, 93200 Saint-Denis
(M° ligne 13 arrêt "Basilique de Saint Denis")




Ce programme dédié aux Residents et à leur label Ralph Records (avec les groupes Tuxedomoon, Snakefinger, Yello, MX-80 Sound et Renaldo & the Loaf) est présenté en première partie d'une séance également consacrée à Joy Division. Les "clips" peu conventionnels qui le composent, pour la plupart réalisés par Graeme Whifler, constituent une documentation unique sur l'activité de ce groupe à la fois majeur et singulier au sein du courant post punk du début des années quatre-vingt.


Pour en savoir plus :

Lire ou télécharger le texte de présentation en pdf
Consulter le site du festival
Lire ou télécharger le catalogue complet du festival en pdf




Contenu du programme :

The Residents : Third Reich and Roll
16 mm, 1978, États-Unis, 5'
Diffusé en 16 mm.

Graeme Whifler : Hello Skinny
16 mm, 1978, États-Unis, 5' - feat. The Residents
Diffusé en 16 mm.

Graeme Whifler : Man in the Dark Sedan
16 mm, 1980, États-Unis, 5' - feat. Snakefinger
Diffusé en vidéo.

Graeme Whifler & the Residents : One Minute Movies
16 mm, 1980, États-Unis, 5' - feat. the Residents
Diffusé en vidéo.

Graeme Whifler : Jinx
16 mm, 1981, États-Unis, 4' - feat. Tuxedomoon
Diffusé en vidéo.

Graeme Whifler : Why Are We Here
16 mm, 1981, États-Unis, 3' - feat. MX-80 Sound
Diffusé en vidéo.

Dieter Meier : The Evening's Young
16 mm, 1982, États-Unis, 3' - feat. Yello
Diffusé en vidéo.

Graeme Whifler : Songs For Swinging Larvae
16 mm, 1982, 6' - feat. Renaldo & the Loaf
Diffusé en vidéo.


Les films des Residents/Ralph Records sont distribués par Cinédoc/Paris Films Coop.

Le lecteur ci-dessous (source : YouTube) donne un aperçu des huit films proposés par Vidéochroniques. Il contient également la bande-annonce du documentaire consacré à Joy Division et présenté par Olivier Pierre (chargé de la programmation des Journées...).


Par Vidéochroniques, le lundi 28 janvier 2008

Rock My Religion


L'association Vidéochroniques est invitée à concevoir et présenter plusieurs séances dans le cadre des Journées Cinématographiques Dionysiennes, organisées par le cinéma l'Écran, dont la huitième édition intitulée Combat Rock se déroule à Saint-Denis (93) du 6 au 12 février 2008.

Rock My Religion
Dara Birnbaum, Tony Cokes, Dan Graham

dimanche 10 février 2008 à 13h30
cinéma l'Écran, place du Caquet, 93200 Saint-Denis
(M° ligne 13 arrêt "Basilique de Saint Denis")




Articulées autour de la pièce maîtresse de Dan Graham, Rock My Religion, cette séance s'appuie sur les œuvres de deux autres artistes américains majeurs, Dara Birnbaum et Tony Cokes. Toutes ont en commun d'interroger la relation entre média, idéologie, culture populaire (notamment à travers le rock et la musique pop) et art.


Pour en savoir plus :

Lire ou télécharger le texte de présentation en pdf
Consulter le site du festival
Lire ou télécharger le catalogue complet du festival en pdf




Contenu du programme :

Dara Birnbaum : Pop-Pop Video: Kojak/Wang
1980, Etats-Unis, 3'

Dara Birnbaum : PM Magazine/Acid Rock
1982, Etats-Unis, 4'09

Dara Birnbaum : Fire! Hendrix
1982, Etats-Unis, 3'13

Dan Graham : Rock My Religion
1982-1984, États-Unis, 56'
Une version (plus ou moins orthodoxe) de Rock My Religion peut être visionnée sur UbuWeb, et plus exactement ici.

Tony Cokes : Ad Vice
1999, États-Unis, 6'36

Tony Cokes : 2@
2000, États-Unis, 6'

Tony Cokes : 3#
2001, États-Unis, 4'38
Cette vidéo peut être consultée via le lecteur ci-dessous (source : YouTube).



Tony Cokes : 6^
2001, États-Unis, 4'33


Les vidéos de Dara Birnbaum, Tony Cokes et Dan Graham sont distribuées par Electronic Arts Intermix (New York) et Video Data Bank (Chicago).

Par Vidéochroniques, le mercredi 30 janvier 2008

Efface tout et recommence


L'association Vidéochroniques est invitée à concevoir et présenter plusieurs séances dans le cadre des Journées Cinématographiques Dionysiennes, organisées par le cinéma l'Écran, dont la huitième édition intitulée Combat Rock se déroule à Saint-Denis (93) du 6 au 12 février 2008.

Efface tout et recommence
(Rip It Up and Start Again)

Vendredi 8 février 2008 à 18h15
Cinéma l'Écran, place du Caquet, 93200 Saint-Denis
(M° ligne 13 arrêt "Basilique de Saint Denis")




Cette programmation se donne pour objet d’explorer certains liens entre le rock et les arts plastiques qui, dans les faits, sont manifestes. Loin de promouvoir une quelconque idéologie dominante, les onze vidéos qui la composent témoignent pourtant de la place essentielle occupée par cette forme de musique – de son indiscutable statut de "valeur" – et de son influence dans la société contemporaine ; Qu'elles s'apparentent à des documents (Steina & Woody Vasulka), qu'elles relaient à leur manière, c'est-à-dire avec plus ou moins de distance, le désir de libération caractéristique des courants de contre culture ou les gestes d'émancipation des minorités (Ulrike Rosenbach, Eric Duyckaerts) dont la musique a longtemps été porteuse, qu'elles mêlent l'esprit des avant-gardes et du punk, entre table rase, désinhibition, folie, humour et provocation (Samuel Rousseau, Pierrick Sorin, Susan Ingraham), qu'elles soient le fruit de collaborations, traduisent la perméabilité des pratiques ou révèlent simplement l'emprise des formes issues de la culture populaire (Dominique Furgé, Max Philipp Schmid), qu'elles soient enfin le fait de personnalités gentiment "schizophrènes" dont le travail échappe aux catégories (eddie d, Nathalie Bujold, Pipilotti Rist).


Pour en savoir plus :

Lire ou télécharger le texte de présentation en pdf
Consulter le site du festival
Lire ou télécharger le catalogue complet du festival en pdf




Contenu du programme :

Steina & Woody Vasulka : Jimi Hendrix
1970, États-Unis, 5'54
Après avoir acquis leur premier Portapak, les Vasulka descendent dans la rue pour tourner des images, comme d’autres artistes à cette époque. Ce sont aujourd’hui des documents précieux sur les multiples formes de la contre-culture de la fin des années soixante. Jimi Hendrix est un concert filmé au Fillmore East (New York) le soir du nouvel an 1970.

Ulrike Rosenbach : Sorry Mister
1974, Allemagne, 10'
Dans Sorry Mister, on ne voit que des cuisses filmées de trois-quarts. Au son du morceau I'm Sorry de Brenda Lee, Ulrike Rosenbach (artiste connue pour son engagement féministe) bat inlassablement le rythme avec la paume de la main sur sa cuisse droite, jusqu'à ce que l'on aperçoive un hématome. La violence que l'artiste s'inflige colle parfaitement à l'idée de culpabilité féminine exprimée dans la chanson.

Eric Duyckaerts : Kant
2000, Belgique, 5'30
Dans cette vidéo, l’artiste se met dans la peau d’un rappeur qui règle ses comptes par chanson interposée à la manière du "clash", duel verbal qui oppose deux rappeurs, sauf qu’il s’adresse au philosophe Emmanuel Kant. Dans le "clash" il n'y pas d'interdit, et les paroles prennent souvent la forme d’insultes d’une grande vulgarité. Eric Duyckaerts recontextualise ainsi le débat philosophique.
Cette vidéo peut être consultée sous la forme d'extraits sur le site de l'association Documents d'artistes (Partie 1 / Partie 2)

Samuel Rousseau : Super jet
1996, France, 1'24
Tragique plongeon d’un magnétophone depuis un toit. Un cri éphémère subsiste le temps de la chute, celui que l’artiste a enregistré quelques secondes auparavant.

Pierrick Sorin : Jean-Loup et Pierrick font de la musique
1994, France, 2'15
Pierrick et Jean-Loup est le titre d'une série de quatre vidéos réalisées pour l'émission Rapptout conçue et présentée par Bernard Rapp sur Antenne 2 en 1994. Dans cet ensemble d’autofilmages, l’auteur joue à la fois son propre rôle et celui de son frère fictif (Jean-Loup), avec lequel il se livre à des activités à la fois stupides et créatives.
Cette vidéo peut être consultée via le lecteur ci-dessous (source : YouTube).


Susan Ingraham : Iguana
1999, États-Unis, 17'
Iguana est une dramatisation fictive et spirituelle des relations humaines. L'iguane est utilisé comme le symbole et la métaphore des émotions, et la couleur verte pour décrire les obsessions et les transformations illusoires.

Dominique Furgé : Manu Anessi
2005, France, 3'23
Cette vidéo fait partie d’une série de portraits dont le protocole est identique : une personne choisit un décor, un costume (qu’elle revêt) et une chanson (dont elle mime l’interprétation). Dans ce clip sobre et élégant où le playback parfait de l’interprète révèle son identification au véritable chanteur (en l’occurrence Lydia Lunch), Domnique Furgé arrive à capter avec subtilité la personnalité de son modèle.

Max Philipp Schmid : Combo
1995, Suisse, 7'
Montage sur le rythme d’une composition musicale de Knut Jensen, en forme de collage suivant un principe accidentel.

eddie d : eddie d Presents
1991, Pays-Bas, 5'40
L'imagerie et le son de cette œuvre sont d'une grande banalité. C'est le montage qui rend le travail singulier. eddie d traite son matériel comme un compositeur de musique utilise les notes et les instruments.

Nathalie Bujold : Some Velvet Morning
2007, Canada, 3'16
Some Velvet Morning est extrait d’une série de clips vidéo anti-MTV, disposés à en faire voir aussi dans la tête, alors que rien n’arrive, sauf un motif ou deux. La chanson de Lee Hazlewood qui constitue la bande son est interprétée par et Nathalie Bujold et Gérard Leckey (duo de basse électrique et voix).

Pipilotti Rist : I'm a Victim of This Song
1995, Suisse, 5'20
Pipilotti Rist reprend d'abord sur le mode langoureux le tube sentimental de Chris Isaak, Wicked Game. En forçant la voix dans les aigus, elle lui confère progressivement une dimension grinçante, voire hystérique. Sans rapport apparent avec la chanson, les images nous montrent des personnes attablées dans le salon d'un hotel…
Cette vidéo fait partie d'une compilation qu'on peut consulter ici (source : UbuWeb). Elle peut aussi être visionnée via le lecteur ci-dessous (source : YouTube).



La vidéo de Pipilotti Rist est distribuée par Electronic Arts Intermix (New York), Office for Videoart (Zofingen, Suisse), Bureau des Vidéos (Paris). Les vidéos de eddie d et Ulrike Rosenbach sont distribuées par Montevideo (Amsterdam). La vidéo de Pierrick Sorin est distribuée par Heure Exquise! Distribution (Lille). La vidéo de Steina & Woody Vasulka est distribuée par Cinédoc/Paris Films Coop. La vidéo de Dominique Furgé est distribuée par Objet de Production (Paris).

Les œuvres de Nathalie Bujold, Eric Duyckaerts, Dominique Furgé, Susan Ingraham, Samuel Rousseau et Pierrick Sorin qui sont présentées dans le cadre de cette programmation sont disponibles au sein du centre de documentation de Vidéochroniques. Elles peuvent être visionnées dans nos locaux, sur rendez-vous.

Certaines œuvres qui avaient été initialement pressenties pour faire partie de cette programmation en ont été finalement exclues faute d'avoir pu obtenir les droits nécessaires à leur diffusion publique. C'est le cas de WGG Test de Paul McCarthy (néanmoins disponible au sein du centre de documentation), Guitar Drag de Christian Marclay et Igneous Ejaculation de Henry Hills.

Par Vidéochroniques, le mardi 29 janvier 2008

Rassemblement #2

Vendredi 8 février 2008, un second rassemblement était organisé devant la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence Alpes Côte d’Azur, à Aix en Provence, pour obtenir des informations officielles sur la baisse des crédits du Ministère de la Culture. À l'issue de ce rassemblement réunissant fédérations, syndicats, collectifs, artistes et publics, une assemblée élargie devait se tenir à la Cité du Livre d'Aix-en-Provence afin de permettre aux participants d'informer, d'évaluer les dégâts, de débattre et de structurer leur mobilisation.

On était malheureusement absents cette fois-là, en raison d'activités qui nous ont amenées à Paris puis Cambrai.

Pour en savoir plus :
Lire ou télécharger l'appel à mobilisation en pdf

Utilisez le lecteur ci-dessous pour écouter le reportage réalisé sur place par Radio Grenouille. Vous pouvez aussi le télécharger ici (mp3 - 44,5 Mo - 19'28).


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Rassemblement #1
Notre cas

Vidéos de A à Z (#3)


Vidéochroniques intervient dans le cadre de la manifestation réalisée par les Musées de Marseille, Marseille Artistes Associés 1977-2007, à travers différentes propositions. L'une d'entre elles, Vidéos de A à Z, se présente comme un panorama de la création vidéo issue d'artistes qui vivent ou ont vécu à Marseille au cours des 20 dernières années. Le troisième et dernier volet de cette vaste programmation est présenté à l'auditorium du MAC, à compter du 6 février 2008.

Vidéos de A à Z (#3)

du 7 février au 30 mars 2008
de 10h à 17h, du mardi au dimanche

MAC - Galeries Contemporaines des Musées de Marseille
69 avenue de Haïfa, 13008 Marseille
(M° ligne 2 arrêt "Rond Point du Prado" + Bus 23 ou 45)
Entrée payante

Ce programme, visible en entrée libre au cours du troisième vernissage de l'exposition Marseille Artistes Associés..., le mercredi 6 février 2008 à partir de 18h, est projeté en salle et diffusé en boucle.

Il réunit des œuvres de Chloé Arnaud, Marc Dillier, Eddy Godeberge & Sydney Houillier, David Lasnier, Anatole Maillot, Christian Nicosia, Raphaëlle Paupert-Borne, Guillaume Pinard, Véronique Rizzo, Vanessa Santullo, Franck & Olivier Turpin.




Contenu du programme :

Chloé Arnaud : Portrait n°2
2006, 2'11
L’artiste filme en gros plan les mains d’un boucher en train de découper des morceaux de viande.
Née en 1980 à Pertuis (84), elle vit et travaille à Aix-en-Provence.

Marc Dillier : Rien d’autre à faire
1997, 1'53
L'artiste trompe son ennui en jetant inlassablement des dés.
Né en 1969, il vit et travaille à Marseille.

Eddy Godeberge & Sydney Houillier : M. le motard
2007, 17'
Histoire d’amour mélodramatique d’un motard en plastique. M. le motard rocker teigneux et défoncé vit une passion destructrice avec un égoïste.
Eddy Godeberge est né en 1970 à Vierzon, il vit et travaille à Marseille. Sydney Houillier est né en 1966 à Poitiers, il est décédé en 2001.

David Lasnier : Vidéo dans laquelle je prends le métro
2002, 2'43
Vidéo dans laquelle l’artiste prend le métro.
Né en 1975 à Angoulème, il vit et travaille à Marseille.

Anatole Maillot : Sans titre
2003, 3'
L’artiste manipule une feuille de papier. Il la découpe, la froisse, la déchire... L’écran est découpé en une multitude de petits écrans décrivant une actions différente à chaque fois.
Né en 1977 à Aix-en-Provence, il vit et travaille à Marseille.

Christian Nicosia : Konglomera
2000, 3'19
Mise en situation de l'artiste dans le milieu urbain au sein duquel il propose une attitude décalée. La signalisation au sol devient un espace d'expérimentation.
Né en 1971 à Marseille, il vit et travaille à Marseille.

Raphaëlle Paupert-Borne : Marie-Thé
2007, 10'
Marie-Thé vend de tout dans sa petite boutique située dans ce qu’on appelle une petite station de montagne. C’est l’été, ses clients sont venus du monde entier pour voir passer le Tour de France.
Née 1969 à Lyon, elle vit et travaille à Marseille.

Guillaume Pinard : concon.mov
2001, 6’38
Petits personnages, histoires courtes et toujours une grande économie de moyens : Guillaume Pinard est à l’origine d’un monde virtuel d’une grande précision, dont les scènes parfois violentes ne sont jamais dépourvues d’humour. Coproduction Vidéochroniques.
Né en 1971 à Nantes, il vit et travaille à Toulouse.

Véronique Rizzo : Sun 1
2005, 3'
« Véronique Rizzo utilise les logiciels 3D et de création d'images numériques à la manière d'une palette basique et “inspirante”, exploitant précisément leurs effets les plus connus et élémentaires, leurs tropes. (…) Posant ces questions devenues académiques, qui animent, de manière plus ou moins cynique ou nostalgique, le discours artistique actuel autour de l'héritage des avant-gardes, du modernisme et de l'abstraction, Véronique Rizzo y apporte un corpus de réponses et de stratégies marginales. » Frédérique Verlinden
Née en 1963 à Marseille, où elle vit et travaille.

Vanessa Santullo : L’instant et l’éternité
2005, 12'
Tourné à Conakry, le film observe et analyse des situations de travail entre la population guinéenne et des expatriés européens venus travailler. Les voies off mettent en avant les préjugés de part et d’autres témoignant ainsi des difficultés et des incompréhensions laissées par la colonisation.
Née en 1975 à Villeurbanne (69), elle vit et travaille à Marseille.

Franck et Olivier Turpin : Siamoiseries 4
1998, 4'40
Reliés par la taille, les deux frères déambulent dans un paysage de Bretagne. Le handicap créé par ce lien artificiel donne à leur démarche un caractère burlesque. Coproduction Vidéochroniques.
Nés en 1964 à Hennebont (56), ils vivent et travaillent à Paris.


L'ensemble des vidéos qui constituent cette programmation peut être visionné dans nos locaux, sur rendez-vous.

Par Vidéochroniques, le dimanche 3 février 2008

Rassemblement #1

Vendredi 1er Février 2008, à 10h, un rassemblement était organisé (à l'appel de plusieurs syndicats, organisations professionelles, fédérations...) devant la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Provence-Alpes-Côte d’Azur, à Aix en Provence, pour protester contre la baisse des crédits du Ministère de la Culture alloués à la création, la politique de la ville, et la démocratisation de la culture. On y était!

Utilisez le lecteur ci-dessous pour écouter le reportage réalisé sur place par Radio Grenouille. Vous pouvez aussi le télécharger ici (mp3 - 62,1 Mo - 27'10).


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Notre cas

Notre cas

Après que nous ayons été informés (via certains confrères) d'une baisse quasi systématique des subventions accordées par le Ministère de la Culture dans certains secteurs, nous avons sollité la conseillère en charge du cinéma, de l'audiovisuel et du multimédia (dont notre financement dépend) à la DRAC PACA aux fins d'obtenir des précisions concernant le cas de Vidéochroniques.

Sa réponse nous est parvenue sans tarder par e-mail, le jour même de notre demande :
"j'ai dû procéder à des coupes budgétaires, et concernant Vidéochroniques une baisse de financement à hauteur de moins 30%".

Pour être plus clair, en ce qui nous concerne, cette diminution avoisine les 10 000 €.

Demo Bonobo, le catalogue




Du 8 juillet au 10 octobre dernier, Nicolas Primat présentait sa première exposition personnelle au château de Taurines (12) dans le cadre des actions régionales menées par Les Abattoirs, Musée d'Art Moderne et Contemporain de Toulouse. La réalisation d'un catalogue dédié était également prévue à l'issue de l'exposition. Il vient justement de faire l'objet d'une présentation publique, le lundi 10 décembre.

Pour alimenter cette publication, l'artiste avait sollicité diverses contributions critiques dont celles de Pascal Pique (directeur pour l'art contemporain aux Abattoirs et commissaire de l'exposition), Rob La Frenais (commissaire d'Art Catalyst, agence qui soutient les collaborations entre scientifiques et artistes) et moi-même.

Il est vrai que les nombreux séjours de l'artiste à Vidéochroniques, dans le cadre des résidences de création que nous organisons, nous ont permis d'avoir un contact plutôt privilégié avec son travail.

Cette dernière contribution ayant pris des proportions imprévues, seuls des extraits figurent au catalogue, faute de place. L'intégralité du texte, augmenté d'une documentation sur le travail de Nicolas Primat, devrait cependant être publié par Vidéochroniques dans le courant de l'année 2008, sous l'intitulé Monkey Man.

Par Edouard Monnet, le lundi 17 décembre 2007

Vidéos de A à Z (#2)


Vidéochroniques intervient dans le cadre de la manifestation réalisée par les Musées de Marseille, Marseille Artistes Associés 1977-2007, à travers différentes propositions. L'une d'entre elles, Vidéos de A à Z, se présente comme un panorama de la création vidéo issue d'artistes qui vivent ou ont vécu à Marseille au cours des 20 dernières années. Le second volet de cette vaste programmation déclinée en trois temps est présenté à l'auditorium du MAC, à compter du 14 décembre 2007.

Vidéos de A à Z (#2)

du 15 décembre 2007 au 6 février 2008
de 10h à 17h, du mardi au dimanche

MAC - Galeries Contemporaines des Musées de Marseille
69 avenue de Haïfa, 13008 Marseille
(M° ligne 2 arrêt "Rond Point du Prado" + Bus 23 ou 45)
Entrée payante

Ce programme, visible en entrée libre au cours du deuxième vernissage de l'exposition Marseille Artistes Associés..., le vendredi 14 décembre 2007 à partir de 18h, est projeté en salle et diffusé en boucle.

Il réunit des œuvres de Cécile Beau, Emmanuelle Bentz, Damien Berthier, Seau Huvi Chan, Claire Dantzer, Frédéric Gillet, Olivier Grossetête, Jérémy Laffon, Edwige Mandrou, Jean-Claude Ruggirello, Laurent Terras, Franck & Olivier Turpin, Sophie Urbani.




Contenu du programme :

Cécile Beau : Wan Shuen
2004, 2'
Représentation possible du récit d'un rêve. Des images transparentes presque invisibles laissent la possibilité au regard de chacun d’investir l'écran.
Née en 1978 à Lourdes, elle vit et travaille à Paris.

Emmanuelle Bentz : Proposition de développement du schéma narratif
2007, 9'28
Récit de l'histoire d’Ayla, enfant de la terre née il y a 15 000 ans racontée par Ginette. L’artiste décortique la narration pour mettre en évidence sa construction et sa dimension fictionnelle.
Née en 1972 à Manosque (04), elle vit et travaille à Marseille.

Damien Berthier : Arrangement
2005, 1'59
L’artiste opère un tri sélectif (carton, plastique, verre) de poubelles déposées dans la rue quelques minutes avant le passage du camion à ordures.
Né en 1979 à Saint-Martin-d’Hères (38), il vit et travaille à Marseille.

Seau Huvi Chan : Butterfly
2004, 0'28
L’artiste nue dans le noir, allume une allumette. Son corps se devine le temps que l’allumette se consume.
Née en 1976 à Kuala Lumpur (Malaisie), elle vit et travaille en Malaisie.

Claire Dantzer : Conversation avec télévision
2006, 7'21
L'artiste se filme en gros plan tenant un discours irrationnel. Munie d’un casque audio elle répète simultanément tout ce qu’elle entend à la télévision. Son zapping frénétique provoque une multiplicité de personnages. L'enchaînement des différents registres de langage crée une logorrhée totalement incohérente.
Née en 1983 à Marseille, elle vit et travaille à Marseille.

Frédéric Gillet : 9.85
2005, 0'42
Plan fixe de la finale du 100 mètres des JO d’Athènes de 2004. La course est retransmise à la télévision mais seule la voix off du commentateur sportif nous donne des indications sur ce que l’on ne voit pas car le plan est resté figé sur la ligne de départ. On ne voit que le départ mais on entend l’arrivée.
Né en 1967 à Paris, il vit et travaille à Marseille.

Olivier Grossetête : Le bateau ivre I
2001, 16'35
En se réappropriant différentes références cinématographiques comme La nuit du chasseur, Délivrance ou African Queen, cette vidéo relate la “dérive”, à travers l’utilisation d’un bateau en papier construit en origami à l’échelle humaine. Olivier Grossetête fait rejouer des scènes précises tirées de ces trois films cultes de l’histoire du cinéma à des comédiens amateurs. Il enchaîne les trois récits unis par leurs séquences de bord de rivière en y mêlant des images de la construction du bateau et de la performance qui consistait à le mettre à l’eau.
Né en 1973 à Paris, il vit et travaille à Marseille.

Jérémy Laffon : Bilan de compétences
2007, 4'
Comme l'aboutissement d'un enseignement rigoureux, Bilan de Compétences est une démonstration progressive des capacités de l'artiste à dompter le "grave" et à se faire "maître de gravité". « La pratique plurivoque de Jérémy Laffon n'est pas un "travail", il s'agit simplement d'un projet ouvert qui ne répond pas à un mode de fonctionnement linéaire, qui sait prendre la forme d'une œuvre buissonnière. Il cultive le jeu et se donne la liberté du faire comme gymnastique conceptuelle. »
Luc Jeand'heur
Né en 1978 à Limoges, il vit et travaille à Marseille.

Edwige Mandrou : Profils
2003, 1'22
Autoportraits de l'artiste de profil. Instantanés sur le thème de l'être et du paraître, suivant l'évolution de la mode et du temps. Sorte de rituel urbain et contemporain exécuté entre 1997 et 2001 dans un photomaton. Les métamorphoses sont animées par un procédé de morphing, à partir de photographies non retouchées. Coproduction Vidéochroniques.
Née en 1973 à Angers, elle vit et travaille à Toulouse.

Jean-Claude Ruggirello :
1994, 8’20
« Ce qui arrête le mouvement d'une main, c'est la surface compacte et opaque de l'objet rencontré, quel qu'il soit ; mais ce qui fait exister ce moment, c'est bien le bruit provoqué par cette rencontre. La réalité des objets s'impose comme une gifle, ils résistent à être traversés et pénétrés, et ils gagnent leur autonomie en produisant leur son propre. Dans cette vidéo, la nature des objets perd de son importance au profit du tempo qui scande la rencontre ; ici, la composition par sons dicte le rythme de succession des images. Jean-Claude Ruggirello a d'abord écouté tous les sons enregistrés, puis les a montés selon le tempo désiré, et enfin il a vu les images qui leur correspondaient. » Céline Flécheux
Né en 1959, il vit et travaille à Marseille et à Paris.

Laurent Terras : Good Vibes
2006, 3'15
Danse étrange et furtive d’un arbre soumis aux vibrations d’un tracteur.
Né en 1971 à Nîmes, il vit et travaille à Serilhac (19).

Franck & Olivier Turpin : Siamoiseries 3
1997, 6'30
Reliés par leurs bottes, les deux frères déambulent dans un paysage de Bretagne. Le handicap créé par ce lien artificiel donne à leur démarche un caractère burlesque. Coproduction Vidéochroniques.
Nés en 1964 à Hennebont (56), ils vivent et travaillent à Paris.

Sophie Urbani : Amour Temps T
2004, 4'30
Tentative de reconstitution par l'image des émotions nées des emboîtements multiples des corps amoureux. Et comment le temps amoureux, parfaitement synchronisé, va peu à peu laisser place au décalage jusqu'à la rupture et au recommencement.
Née en 1972 à Gassin (83), elle vit et travaille à Marseille.


L'ensemble des vidéos qui constituent cette programmation peut être visionné dans nos locaux, sur rendez-vous.

Par Vidéochroniques, le vendredi 14 décembre 2007